Retour sur Courir à Clermont 2016

Retour sur Courir à Clermont 2016 Office Municipal du Sport Clermont-Ferrand

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Une météo de combat, une participation consolidée et Masha Hailé. L’Ethiopien du Clermont Athlétisme a pris les commandes de Courir à Clermont, hier matin. Il y avait du « Je reviendrai » dans la course de Masha Hailé, hier matin, comme une promesse « macarthurienne » dans cet enthousiaste centre-ville clermontois où, deux ans auparavant, son précédent succès lui avait été décerné au titre de dauphin du disqualifié kenyan Ben Kimutai.

 

L'Ethiopien du Clermont Athlé déplia son plan de vol très vite. Membre d'une escadrille de sept hommes déjà coupée de ses arrières au bout de la rue Blatin, il quitta le Ceyratois Bargetto, le Francilien Gourjal et la solide troupe de l'ASPTT Clermont, avec Peixoto, Gerbe, Suc et Merle, dès Fontgiève.

 

Ainsi installé au poste de pilotage de l'épreuve, à l'athlète de 28 balais les larges horizons, les grands boulevards ! Un beau ciel dégagé, en effet, à condition de tenir bon le manche. De surveiller la jauge énergétique dans ce quatrième 10km d'affilée (après Tulle, Annecy et Lempdes). De ne pas connaître de ratés au long de l'expédition solitaire.

 

Mais Masha Hailé mena sa campagne à bien. Après ses 15'20'' au passage du panneau 5km de la rue Bonnabaud, il carbura à l'envie dans la seconde boucle. « Oui à l'envie, parce que tout seul, ça n'a pas été facile », livra-t-il, la victoire, la vraie, épinglée sur son plastron stadiste. Belle récompense, sans les ailes du temps, non plus. « Je ne suis pas content du chrono, répéta-t-il sur le tarmac de Jaude. 30'50'', j'avais fait 29'52'' en 2014 ».

 

Son survol de Clermont donna de la couleur aux escarmouches de la suite. Au long duel aérien entre Maxime Bargetto et Jérémy Peixoto, d'abord, lequel tourna court, vers le kilomètre 8, en bas de Montlosier lorsque le second prit un petit éclat. « Au départ, je venais pour faire 31'15'' mais au 6ème km, j'ai vu que je ne pouvais y arriver, alors j'ai joué la deuxième place », rapporta Bargetto, le largueur de la mine, monté sur la marche convoitée, la même que l'an dernier, en 31'37''. « Il m'a mis une boîte », reconnut Peixoto, atterri à Jaude peu après (31'44''). Et qui, avant de voir débarquer le reste de la flotte postière, assista à l'arrivée de la surprise Sulian Courjal (32'53''). Demi-surprise vu le moteur. Le sociétaire de l'Athlé 91, duathlète et futur maître-nageur, manqua de peu d'accrocher le wagon de son copain Barjetto. Mais sut résister à la chasse des Postiers Florian Gerbe et Patrice Suc.

 

Deux coureurs liés par leurs couleurs et leur entraînement, le second nommé coachant le premier. Mais qu'importe la hiérarchie. « J'avais un gros bloc de travail dans les jambes et Florian était bien. Alors je lui ai dit il faut y aller, pas de complexe », raconta le quadra Suc, 6ème et 1er vétéran (33'21''). Nanti du bon de sortie, l'athlète de 25 ans laissa son entraîneur dans la descente en face de la fac de droit (5ème, 33'15''). La densité fut moindre chez les féminines. Mais leur rang emmené par une torpille nommée Fatiha Idmhand. La Roannaise fit mouche, en plein dans la cible, réalisant son meilleur chrono de la saison : 35'50''. À savoir la 17ème place au scratch.

 

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